
Je m’ennuie de Toi, mc
Loin de tes yeux, la lumière se meurt.
Loin de tes bras, je m’ennuie, je dépéris.
Tu es mon port d’attache, ma folie
ma Princesse, celle pour qui
je raserai tous les hautains donjons,
celle pour qui,
je transformerai tous les dragons pourris
en rondelles de saucisson frit.
Je suis ton prisonnier,
à mille mille de toutes terres habitées,
et ne rêve que que tes bras tentacules
de poulpe m’étouffent de désir.
Je suis mélancolique à souhait
et je traîne ma langueur monotone
comme le dernier des romantiques.
Je cueille des bouquets de fleurs bleues,
pervenches, bourrage et myosotis,
fredonnant notre bluette,
un air vintage des années quatre-vingts,
trépidant comme une Clodette à paillettes.
Quand tu n’es pas là, j’ai plus de mille ans
et encore plus de cheveux blancs.
Mon coeur ne se nourrit plus
-sous perfusion- que de souvenirs rieurs,
de baisers endiablés…